Dimanche 1 novembre 2009



C’est un fait : la Toussaint est certainement la célébration la plus chiante de l’année. Balayage de la tombe de Tonton André, dépoussiérage de la plaque de cousine Caroline et grande distribution de chrysanthèmes pour tous  en compagnie de la grand-mère qui se voit déjà dans le trou (à vue de nez, la vision devrait se concrétiser dans 2 à 3 ans), avouons qu’on aurait pu rêver mieux comme fête.
En même temps, ne pas participer à la Toussaint est paraître aux yeux de tous pour un(e)  égoïste doublée d’un(e)  sans-cœur qui n’a de mémoire que pour la planque de sa bouteille de vodka.

Cette année, j’ai donc décidé de redorer mon image – et la vôtre par la même occasion -, non pas en traînassant des pieds dans les graviers du cimetière - transformant ainsi mes Louboutin en vulgaires godillots à talons -, mais avec un iPod sur les oreilles pour faire de cette Toussaint une It  Hit Toussaint (admirez le jeu de mot en anglais dans le texte).

Pour la peine, j’ai convoqué aux platines mon ami, le grand GotGot.
Ce lecteur des Inrockuptibles depuis le CE1, est une véritable encyclopédie vivante de la musique de préférence anglosaxonne ; il se ficherait a priori de Purcell et de Beethoven, sauf s’ils sont samplés par The XX.  La rumeur dit que Philippe Manœuvre et Bernard Lenoir sont prêts à lui lécher les gros orteils mais qu’il aurait toujours refusé pour raisons hygiéniques. Quelle intégrité physique !

So, go GotGot and please don’t stop the music ;  dead  can dance !


Ian Curtis (Joy Division), 1956 - …1980
Nécro : pendu dans sa cuisine avec une corde à linge. Comme quoi, il ne faut jamais mélanger les torchons avec les serviettes.

Dans vos oreilles : Love will tear up apart

 

Nick Drake, 1948 -
…1974
Nécro : Overdose d’Amitriptyline. Ca a le gout de la réglisse, mais ce n’est pas de la réglisse…

Dans vos oreilles : Une chanson de circonstance… Suicide is painless


Elliot Smith,
1969 - …2003
Nécro : Hara-kiri avec un couteau dans la poitrine.

Dans vos oreilles : Twilight


Kurt Cobain (Nirvana), 1967 - …1994
Nécro : suicide par balle.

Dans vos oreilles : Polly


John Lennon – 1940 - …1980
Nécro : Assassiné par un déséquilibré.

Dans vos oreilles : Yesterday


Jim Morrisson (The Doors) - 1943 - …1971
Nécro : Nombreuses controverses. Nous retiendrons « mort étouffé par son vomi ».

Dans vos oreilles : Love street


Otis Redding, 1941 -
…1967
Nécro : crash d’avion

Dans vos oreilles : Sitting on the dock of the bay


Claude François, 1939 - …1978
Nécro : électrocution.

Dans vos oreilles : pour vous éviter de mourir « électro-horrifier » par cette musique disco-variétoche, notre maître du son vous propose un morceau de The Boo Radleys délicieusement intitulé Adieu Clo Clo.


Freddy Mercury (Queen), 1946 - …1991

Nécro : SIDA

Dans vos oreilles : You don’t fool me


 

Elvis Presley, 1935 - …1977

Nécro : officiellement, serait mort d’une crise d’arythmie. Officieusement : n’est pas mort.

Dans vos oreilles : You were always on my mind



Mike Brant, 1947 - …1975
Nécro : s’est envoyé en l’air une dernière fois. Ces derniers mots :  « I believe I can fly »( ?).

Dans vos oreilles : Que tu es belle


Bob Marley, 1945 - …1981
Nécro : Le mort écolo de la troupe.

Dans vos oreilles : Waiting in vain

 

HIDDEN TRACK : GRAND JEU DE LA TOUSSAINT !

Nous ne pouvions nous passer du Mort de l’Année : Mickaël Jackson !!
Mais saurez-vous répondre à la question : de quoi est vraiment mort Bambi ?
Assassinat ? Abus d' Omino Bianco ? Overdose sous assistance médicale ?

Tentez votre chance,  un petit cadeau attend les meilleurs limiers de ce blog.

En attendant, dans vos oreilles, c’est Billie Jean par Shinehead qui vient clôturer en Bonus Track ce Death Album 2009. Vivement Toussaint Prochain !


 
 
Par BritBrit Chérie - Publié dans : Voir, lire, entendre - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Jeudi 29 octobre 2009
Avec les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle en ce doux mois d'octobre, le Docteur BritBrit fait également moisson encore une fois de grands malades

Ce mois-ci, sur le champ opératoire, nous avons une lectrice sans amis (tant pis pour elle !) et une fille dont la langue verte lui cause bien des soucis.

Heureusement le Docteur BritBrit, plus indispensable que jamais, prodigue ses bons conseils. Mais que ferait-on sans elle ?




Cher docteur BritBrit, bonjour !

Cela fait quelques jours que je traîne mes yeux par ici et je me suis dit d’un coup d’un seul : « Tiens cette BritBrit, elle a l’air cool. Tu devrais en faire ton amie ».

Alors voilà, je me présente en toute simplicité. Je m’appelle Sophia, j’ai 23 ans et surtout tout plein d’amitié à partager. Je suis ultra méga sympa, j’adore faire des ballades le long du périphérique nantais, aller au cinéma. J’aime aussi la musique.
Tiens, ce soir j’ai regardé les 25 ans du Top 50 et franchement cela m’a bien fait plaisir de revoir Larusso (qu’est-ce qu’elle est belle, tu ne trouves pas ?) et Jean-Luc Lahaye et ses grands yeux noirs. J'en suis toute chose, limite j’ai les poils du bras et des mollets qui se dressent.

J’aimerais beaucoup faire votre connaissance, aller boire un Coca au Mac Do et pourquoi pas faire des virées karaoké ensemble. Pouvez-vous  également me dire si vous aimez collectionner les figurines de schtroumpfs. Perso, j’ai six schtroumpfs coquets mais pas un seul bébé schtroumpf. On pourrait peut-être faire des échanges ? Cela serait carrément l’éclate.

En espérant avoir retenu votre attention, j’espère pouvoir mettre un peu de joie dans mon cœur en vous comptant parmi mes meilleurs amis ; vous seriez la première !

Bisous-lol,

Sophia pour vous tout spécialement



Chère Sophia pour vous tout spécialement (c’est vraiment ton nom ?),

Juste une question : tu nous as pris pour une succursale de SOS amitié ou d’un truc dans le genre ? Trouves-tu sincèrement que j’ai une tête à vouloir des amis alors que je me suffis très bien à moi-même ?

Cependant, je profite de ton mail pour suggérer à nos excellents lecteurs quelques astuces pour se trouver des amis sans ennuyer les honnêtes gens avec des sornettes comme les collections de Schtroumpfs ou d’œil de Jean-Luc Lahaye proche de celui d’un teckel en céramique.

N’oubliez jamais les règles de base :
1. On se montre toujours sous son meilleur jour et pas celui où on a un herpès lapial,
2. On s’intéresse réellement à la personne et pas au fait qu’elle ait un appart à Saint Barth qui ferait bien votre affaire. Rien ne vous interdit cependant de bien choisir vos amis.
3. On ne se plaint jamais et surtout pas de ses problèmes de mycoses palmaires,
4. On écoute attentivement l’autre même s’il est con comme ses pieds. Après tout, les cons aussi ont le droit à avoir des amis.
5. On rallie ses nouveaux amis toujours à son point de vue en les engageant à toujours répondre « Oui » à vos questions. On proscrira donc les questions telles « Tu aimes les cartes postales de chatons ? », «  Tu veux écouter ma compil’ des meilleurs tubes de Désireless ? », « Tu trouves pas que le vomi peut aussi avoir une bonne odeur ?", «  Ca te dit un exta ? ».
6. Enfin, situation délicate, si vous devez critiquer ses amis, associez-y toujours un compliment. Exemple : "T’as vraiment les mêmes cheveux magnifiques cheveux que B-H L.! Sinon, tu ne sens pas un peu des pieds ?"

Si vraiment, vous êtes un cas désespéré – Sophia, lis attentivement ce qui suit, cela te concerne plus que jamais -, je ne saurais que trop vous conseiller de vous rendre dans un de ces endroits où se rassemblent des personnes suffisamment au bord du gouffre pour donner tout signe d’affection au moindre clampin de passage. Je crois savoir que le Fan-Club de Mylène Farmer est un vivier intéressant.

Forte de ces excellentes recommandations, je te souhaite, ma Chère Sophia, de trouver rapidement un ami avec qui partager de bons moments. Et si vraiment tu n’y arrives pas, sache qu’en ces temps de crise, l’argent fait toujours son petit effet.

Bisous,
Amicalement,

Bon courage,

BritBrit Chérie
Professeur-chercheur sur la fécondation de l’entente amicale
entre les kangourous et les cachalots





Cher Docteur BritBrit,

C’est dans un état d’extrême urgence que je t’écris aujourd’hui. J’en ai parlé à ma grand-mère et à sa coloc’ de maison de retraite qui souffre de rhumatisme de l’arête nasale, mais elles n’ont su trouver une explication à ce qui m’arrive. Je suis persuadée que grâce à ton grand savoir et à l’étendue de ta sagesse, tu sauras poser un diagnostic qui me sauvera de l’obscurantisme.

Depuis mon premier soutien-gorge 80A, je me pâme devant les belles filles minces à maigres en y ajoutant des commentaires forts à propos comme “ouais, elles sont trop bien ».

Mais il y a une semaine, suite à la parution dans le magazine
Glamour US d’une photo où l’on voit sept magnifiques plantureuses jeunes starlettes poser dénudées, j’ai de drôles de sensations dans mon corps. Cette chair voluptueuse fait comme palpiter l’image et je me mets d’un coup à la lécher devant mon caniche médusé. C’est normal ? Est-ce que je risque d’avoir un saturnisme à cause de l’encre d’impression ?

Faut vraiment que tu m’aides parce que là, j’ai déjà à moitié effacé à coup de langue le corps de trois des « over size women » et du coup elle a viré au vert caca d’oie.

Avec mes plus profonds respects,

Dilettante



Chère Dilettante,

Bonne nouvelle : contrairement à ce que l’on pourrait croire, la couleur verte caca d’oie représente l’amour inconditionnel et non le résultat d’une incommodité gastrique. Je crois avoir lu ça dans le spécial « Moquette : et pourquoi pas le caca d’oie ? » de Saint-Maclou.

Autre lueur d’espoir : tu n’es pas la seule à avoir dans l’intimité des actes que l’on pourrait qualifier de loufoques. Rappelle-toi ces images datant de la fin des années 80 où Lova Moor se roulait nue dans la rosée du matin… Aujourd’hui, il paraît qu’elle s’adonne aux roulades dans le botox  et l’acide botulique.

Cela dit, sans vouloir dévoiler entièrement l’intimité des membres de ma famille, voici quelques exemples qui devraient te rassurer sur ton comportement.
- Ma mère déteste Evelyne Dhéliat et balance du petit-suisse sur sa télé dès qu’elle l’aperçoit. Elle lui rappellerait une ex de mon père,
- Mon cousin Antoine aime bien se couper l’ongle du gros orteil et s’en servir ensuite de cure-dents,
- Ma tante Geneviève demande à tous ses amants de lui mordiller la rotule pour atteindre l’orgasme cosmique intersidéral. Faut dire qu’elle est fan d’André Manoukian.
- Oncle George rentre en Moonwalk chez lui dès qu’il atteint les 2 g d’alcool dans le sang, ce qui lui arrive plus d’une fois dans le mois (la journée ?).
- Ma sœur s’asperge d’eau de Lourdes tous les matins . Pour faire chic, elle a mis l’eau précieuse dans un flacon d’huile d'olive Puget.

Moi-même, et contre toute attente, il m’arrive de lire du Marc Lévy et parfois même d’y prendre du plaisir. J’ai également toute la collection des « Acrro du Shoppping ». Je sais, c’est pas joli-joli, surtout quand on brigue un poste à la rubrique « Culture , tout est nul» de Libération.

Tout cela pour te prouver que tu n’as aucune inquiétude à avoir quant à ta décadence.
La seule vraie ombre que je vois à courts termes est le "dégottage" d’un partenaire amoureux avec une langue caca d’oie. Soit tu tombes sur un fétichiste (il y a des malades partout !) soit tu développes une technique de  fourrage de la langue direct sans préavis dans la bouche de ton nouvel « ami » . SI tu as besoin, je me tiens à ta disposition pour te donner quelques conseils ; j’ai expérimenté.

Léchouillement vôtre,

BritBritChérie
Experte en Saturnin le Canard,
option découpe des magrets et confits
Par BritBrit Chérie - Publié dans : Docteur BritBrit - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Vendredi 23 octobre 2009



Heu, je réponds quoi d'après vous ???



De :
lecteur pas content
A : BritBrit Chérie
Objet : Feignasse !

Chère BritBrit Chérie

Cela fait un petit moment que je lis ton blog. Globalement, j’aime bien ce que tu fais même si cela ne casse pas 3 pattes à un canard de Tchernobyl malformé. Je ne laisse jamais de commentaires parce que franchement il n’y a pas grand-chose que l’on puisse rajouter à ton delirium narratif.

Cependant, je crois qu’il est temps aujourd’hui que je te secoue les puces que ton chat pouilleux ne doit certainement pas manquer de te refiler. Avant de lire ce qui suit, tu as le droit de t’avaler trois rasades de Bourbon.

C’EST QUOI CE TEXTE TOUT POURRI QUE TU NOUS AS PONDU MERCREDI ?
Non, mais sans dec’, je l’attendais moi la déconne à tour de bras, le tourner-bouler de la vanne, la « top life » qui fait s’époumoner de rire même les koalas. Une journée de BritBrit ça doit décoiffer, ça fait couler l'alcool à flot, ça injecte des perfusions de Guronsan direct dans le coeur et ça envoit les vieux direct au cimetière parce qu'au bout d'un moment ça pue trop.

Mais non. On a eu droit à quoi ? A deux blagues à peine réchauffées therm. 5 et à une description de la vie de Madame Tartine. Manquait plus que la référence à l'empiffrage de Nutella à même le pot et on avait le profil complet de la pauvre fille trentenaire en pleine crise d'adolescence. Super, quelle folle ambiance… Je suis à deux doigt de me gausser les doigts dans le gosier.

Il est où le pseudo génie des lettres que tu nous décrivais dans Genèse littéraire ? Ne réponds pas « dans ton cul », je te connais et sache que cela ne fait plus rire personne, à part mon neveu de 2 ans et demi qui marque toutefois une préférence pour l’expression « caca boudin ».
Et puis quoi, il faut te payer pour avoir un article un minimum correct au moins une fois par semaine ? Je ne sais pas ce qui me retient, à part le fait que je sois en prison, mais quand même faut pas se moquer de nous. Connasse !

A bon entendeur,


Un lecteur pas content.
Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mercredi 21 octobre 2009



Vous en rêviez sans jamais oser me le demander. Alors rien que pour vous chez Lectorat adoré (vous remarquerez la majuscule à lectorat signe de grand respect typographique envers vous), je te propose de vivre une journée en ma compagnie.
 
Enfin manière de parler ; je ne vais pas non plus vous convier à venir à mes côté passer quelques heures où vous auriez la malveillance de dépouiller mon frigo et cradosser mon tapis 100 % synthétique. Non, non, non.

Grâce à la magie des mots, vous allez avoir la chance de découvrir un peu de mon intimité quotidienne et constater que je suis comme vous. Ou presque.

 

10h30. Comme tous les matins, je me réveille de bonne heure, sous les griffes de mon chat. Les yeux collés par quelques cacas d’œil signe d’un sommeil réparateur bien que trop court, je tente de trouver la direction de la salle de bain. Sous la douche, je fais semblant d’hésiter entre 5 gels douche entamés mais je prends toujours le même : le Bourgeois Aphrodisiaque. Ce n’est pas parce que l’on est célibataire que l’on n’a pas le droit d’avoir des pia pia pia dans son corps dès le matin.

Toute proprette, le cheveu gonflé et les yeux décongestionnés, je saute dans un jean et file vers la cuisine pour un petit déjeuner « starter ». Là j’hésite entre un café au lait et un Bailey’s. Mon cousin Vincent qui a fait son Erasmus à Dublin m’a dit qu’à peu de chose près c’était la même chose pour peu que l’on aime le café froid. Alors comme cela ne me pose pas de problème, je n’hésite jamais bien longtemps entre les deux.

Je profite de ce moment privilégié pour m’informer en lisant la presse et soigner ainsi ma culture générale. Un rituel à ne pas manquer si l’on veut briller en société ! Par exemple, aujourd’hui j’ai appris que :
1/ Kelly Osbourne est la It girl à suivre sur la red carpett (heu, dites-moi les filles de Elle, l’an dernier vous l’aviez élu « pourri look of the year » ? Faudrait savoir. )
2/ Miss Californie n’aurait pas remboursé la pose de ses implants mammaires au Comité de Miss. Un  scandale !
3/  le premier roulage de pelle détermine l’intensité de ta vie sexuelle ad vitam aeternam (ça, je l’ai lu dans Jeune, jolie et friquée).  Si j’avais su, je n’aurais jamais fait mes premières classes sur mon Kiki (le singe en peluche, on est bien d’accord…). Je suis persuadée que c’est la raison pour laquelle aujourd’hui 48  % des gentlemen qui se retrouvent dans mon lit sucent leur pouce et qu’ils sont un peu plus de 32 % à avoir au minimum 1/3  de leur surface corporelle recouverte par des poils synthétiques ( ?).

Cultivée pour la journée, j’allume ensuite mon ordinateur. Mails, Facebook, Ladies Room, Vente Privée,… je vis ma vie de no life avec délectation tout en dégustant une tasse de café avec du rhum et quelques épices « magiques ». Je tiens le secret de préparation de ce délicieux breuvage de mon Oncle George qui s’y connaît plus que bien en mélanges. D’ailleurs, c’est souvent grâce à eux qu’il fait des choses un peu farfelues comme  expliquer à son chien pendant deux heures les raisons du déclin de l’empire Ottoman sous prétexte que tout être vivant à droit à l’éducation. Le chien est mort peu de temps après. Cela dit aucune relation de cause à effet n’a été prouvée par le vétérinaire présent sur les lieux pour l’autopsie de la cervelle (elle aurait explosée sans raison apparente).

Vient vite le moment où je dois commettre quelques écrits. Inspiration ou non, je m’applique a toujours chercher des idées, à les mettre en forme, à corriger la moindre phrase, le plus petit mot.
J’ai commencé à écrire comme tout le monde en CP. Mais le vrai déclic date du jour où j’ai gagné le concours de rédaction de mon école organisé pour la Fête des Grands-mères. Tout le monde avait la larme à l’œil, surtout mes grand-mères invitées pour l’occasion, quand j’ai lu à haute voix le récit de ma visite sur leur future tombe. Un texte projectif qui m’a valu 1 mois de corvée de vaisselle et une privation de 2 mois de Club Dorothée.  Le bagne !

A 15 heures, Maria, ma femme de ménage fait son entrée. Question nettoyage, sa philosophie se résume à « Mouillé, c’est lavé. Sec, c’est propre ! ».Cela dit, en dehors de toutes compétences professionnelles, j’aime bien Maria. Surtout quand elle revient de ses vacances au Portugal avec quelques bouteilles de Porto ; elle dit que cela fait du bien aux écrivains même s’ ils ne sont pas aussi célèbres et talentueux qu’ils le croient : « Comme vous, Mademoiselle BritBrit » conclue-t-elle toujours. Maria est un ange, elle sait toujours me faire plaisir.

Je suis quelqu’un d’assez sportif. Régulièrement, je fais une série de 20 abdos les pieds coincés sous le canapé (aïe !), et parfois je pousse le vice à enchaîner sur une partie de Wii Sports, spécialité Bowling. Je me réhydrate ensuite avec un bon verre de vin blanc moelleux. C’est plein de bons oligo-éléments et il paraît que cela réduit le cholestérol. C’est qui s’appelle prendre soin de soi.

Le soir, ma mère squatte mon téléphone pendant une heure pour m’annoncer (en vrac) :

1. Que mon père est attifé comme un épouvantail,

2. Qu’il a encore grossi,

3. Que tout ça n’empêche pas la voisine de le lorgner depuis la fenêtre de ses toilettes,

4. Qu’elle va divorcer (ma mère, pas la voisine),

5. Que finalement non. Elle préfère attendre que le chat soit majeur ;  il pourrait mal vivre un déménagement.

Je dis « d’accord ». Elle raccroche sereine à l’idée d’avoir réussi à sauver sa vie couple mais sans oublier de me glisser qu’il serait temps que je me trouve un bon mari. Je ne réponds que la vie en solo n'a pas de prix.

A 1 heure du matin, je m’abandonne dans les bras de Morphée non sans avoir regardé mon téléphone portable. En fond d’écran, le profil d’un homme à nez original. Finalement, je me sens seule...

Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mercredi 7 octobre 2009


C’est toujours la même chose. Au début, l’homme est absolument fabuleux, super parfait et trop choubidou. On est même à deux doigts de complexer un max à côté de ce prince charmant puissance 114, nous pauvres filles aux qualités si banales.
Mais voilà, force est de constater qu’au bout de quelques années (mois, semaines, jours, heures, tout dépendant des cas), l’homme se transforme en une espèce se multipliant en toute impunité : le gros con.


Si les définitions du point de vue  féminin peuvent varier selon les observatrices, la définition suivante semble trouver écho auprès de nombre d’elles.
Gros con : nom masc. Humain exclusivement de sexe masculin ayant pour équivalence l’abruti, le lourdaud et l’incapable. Si certains gros cons sont facilement reconnaissables à leur manière de se vêtir (casquette à l’envers, chaussettes dans des chaussures de jésuite, T-shirts Johnny Hallyday) ou à leurs passions (voiture tunée, collection de canettes de bière, sexe – le leur !-), la plupart du temps, les gros cons n’hésitent à se cacher sous d’innocents artifices (sourire ultra-brite, costume Hugo Boss, mots enjôleurs) visant ainsi à tromper sournoisement la gente féminin.

Le grand spécialiste en conologie, Ton Voisin de la Gardée, va encore plus loin en décrivant le « Gros con » ainsi : « Après une période « Regarde comme je suis génial », l’homme revient à son état naturel « Regarde comme je suis con ».

Mais alors, tout cela revient-il à dire que nous sommes vouées à partager la vie d’un gros con ? Oui, plus ou moins, et il faudra bien vous en accommoder. Parce que dans l’histoire, il ne faut pas chercher traces de fatalité mais bien d’une association de (mauvais ?) goûts. Si nous avons attiré telle ou telle sorte de gros con, c’est bien parce que quelque part ce dernier correspond à nos désirs, nos ambitions. Cela vous surprend ? Vous ne devriez pas.

Alors au lieu de pleurer dans les jupes de votre mère en ravalant votre morve  « Je suis encore tombée sur un gros con », préparez-vous plutôt à savoir quel type de gros con vous allez laisser se glisser dans votre cœur d’artichaut. Pour résumer, dis-moi qui tu es, je te dirai quel gros con tu vas attirer…


Vous aimez… votre père.

Votre père a toujours été votre super héros favori. Plus fort que Superman et plus beau que Dylan McKay dans Beverly Hills Old School, il a été le premier homme à poser sur vous un regard d’amour.
Alors quant à la boulangerie, les vieilles dames vous demandaient si vous préfériez votre papa ou votre maman, vous répondiez d’une voix assurée « Papa ! » sous l’œil médusé de votre mère. D’ailleurs, si cette traîné ne l’avait pas rencontré c’est vous qui l’auriez épousé. Œdipe, vous avez dit Œdipe ?

Vous avez toutes les chances de sortir avec un gros con de vieux. Quand vous êtes avec lui vous vous sentez vierge de toutes connaissances surtout lorsqu’il joue à l’érudit de l’art en  vous dévoilant tous les secrets de la Cène (il a lu trois fois le Da Vinci Code) ou en vous faisant découvrir les joies du vin dans la soupe (hips…).
Petits problèmes , il sent parfois le pipi et répète 120 fois ses mêmes histoires de jeunesse avec une préférence pour celles relatant son service militaire. Super... Du coup, vous reprenez un peu de vin dans la soupe.

Comment ça finit ? Au cimetière. Dommage, vous n’avez pas eu le temps d’utiliser le bon de réduction Audika découpé dans Notre Temps Magazine.


Vous aimez les corps huilés et musclés.

Votre madeleine  de Proust : feuilleter en cachette « Muscles Magazine » à la recherche de la tablette abdominale parfaite. Pour vous, le corps supplante l’esprit, surtout si l’homme s’abstient de parler pour soulever des poids. Travaille Musclor et laisse-moi regarder tes biceps !

Votre profil attire le gros con de sportif. Grâce à lui, vous découvrez des muscles que vous ignoriez jusqu’alors. Même la planche Anatomie du Petit Larousse illustré n’en avait recencé autant.

Comment ça finit ? En eau de boudin, à l’image de son nouvel abdomen. Il faut dire que 2 ans de mariage et une  forte attraction vers l’écran plat acheté chez Confo ont eu raison de sa motivation à la pratique de l’effort. Le sport, c’est désormais devant Stade 2 et accessoirement en chambre si la digestion du poulet-frites qu’il vient de s’enfiler en intégralité le lui permet.


Vous aimez les esprits rebelles

Au primaire déjà, Yann avait capturé votre cœur après avoir lancé un gros « merde » à la tête de l’instit’. Au collège, vous étiez fasciné par Romain, fumeur de shit dans les toilettes et au lycée vous êtes sortie avec le délégué des délégués, le seul à avoir fait plier l’intendant pour l’arrêt la betterave et un max de friands à la saucisse au self de la cantine.

Bingo, vous avez gagné le gros con « ouech-ouech de la T-6  !  C’est quand il a craché sur vos chaussures que vos regards se sont croisés. Dans sa BMW, vous avez senti comme un vent de rébellion souffler, surtout quand il vous appris qu’il conduisait sans permis et sans assurance. Bonnie and Clyde version 9.3 à Saint-Etienne, c’était vous !

Comment ça finit ? Au Pôle ANPE en train de supplier le conseiller de ne pas couper les droits de votre cher et tendre. Le rebelle a laissé place à l’amorphe version canapé et « pass pass le oinj ». Vous partez avec pertes et fracas – claquage de portes inclus - ; tout juste s’il a daigné ouvrir un œil. En même temps, c’est de votre faute, c’était l’heure de sa sieste post-fumage.


Vous aimez Eric Zemmour

Pas un samedi soir ne passe sans vous glissez sous votre couette afin de guetter l’arrivée d’Eric Zemmour sur le plateau d' « On n’est pas couché ». Non pas que son physique vous attire (quoique), mais avec ses pensées christiano-judéo-traditionnalistes pimentées d’un zeste de bonapartisme, vous ressentez comme des pia-pia-pia d’hormones dans votre corps. Pour vous la vie devrait se résumer à « Maman est en haut qui fait des gâteaux ; Papa est en bas qui lit le Figaro »,

Comme Dieu le veut, vous aurez un gros con de l’UMP, branche ultra-conservatrice. Avec lui, les meetings de MAM sont de véritables Rock Shows et c’est main dans la main que vous luttez contre les inepties de ce monde (les 35 heures, les grévistes, les pauvres toujours assistés par l’Etat). 

Comment cela finit ?
Avec un bandeau bleu marine dans les cheveux. Pour oublier ce terrible fashion faux pas , vous décidez de prendre un amant : un gros con du PS avec qui vous luttez en catimini contre les autres inepties de ce monde (le bouclier fiscal, la privatisation de la Poste, le salaire étudiant).
A droite de mariage, à gauche de cœur, pas de doute, c’est le gros con du MODEM qui vous guette à la prochaine escapade.


Vous aimez ce que votre cœur vous dit d’aimer
Peu importe qu’il ait une carrière professionnelle brillante, tant pis si la beauté l’a épargné, si son salaire atteint tout juste le RMI et si la spiritualité n’est pas passée. Tout cela n’est rien à côté de cet attachement inconditionnel que vous avez pour lui et qu’il vous rend bien. L’amûûûûûr avant tout !

Bon ben, vous avez tiré le pauvre con correspondant àl’équation Pauvre + Roue de la fortune + jogging Adidas + Renault 21 + Télé 7 jours + fan de Johnny et Cloclo  = votre amoureux.
Et encore, c’est un résumé de la formule mathématique, on ne voudrait pas forcer la dose.

Comment ça finit ? ben, connement… Vous partez, il pleure. Vous le récupérez par pitié en même temps que vous achetez un cocker ; seul un chien méritant désormais votre amour. C’est con hein ?

Par BritBrit Chérie - Publié dans : J'ai testé... - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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