Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 09:45

Oui, ce blog se la coule douce depuis le milieu de l'été.
Oui, je suis une grosse feignasse.
Oui, vous vous languissez de moi. Tant mieux !


Alors pour vous qui êtes en France, dans la chaleur étouffante, à vous demander si la vieille du 3ème va enfin claquer de la canicule pour pouvoir récupérer son appart qui a vue sur le jardin (le vôtre donne sur les conduites de canalisation de l'immeuble), voici un moment de grâce et de beauté : moi en vacances.

Enjoy !!!


Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 00:00
Quatrième consultation du désormais incontournable Docteur BritBrit de Ladies Room. On se demandait comment on faisait avant… Ce mois-ci, sur le champ opératoire, nous avons une question primordiale sur l’impact des prénoms sur la personnalité des personnes et un espoir de sauvetage de Miss Dominique. Le docteur BritBrit arrivera-t-elle à résoudre tous ces cas ? Réponse ci-dessous.

__________________________________________

Cher Docteur BritBrit,

Tout d’abord, merci. Oui merci d’éclairer ma vie comme une lampe de poche éclaire en pleine nuit le chemin qui même de ma Quechua aux toilettes du camping. Merci de partager avec nous tes sages conseils comme la technique du camouflage avec un sac Leclerc. Merci de nous aider jour après jour à avancer dans la vie telle la sublime canne du docteur House (d’ailleurs, je te trouve sublime aussi).  Merci d’exister tout simplement.

Je voudrais aujourd’hui solliciter ton avis sur le prénom de Candy. Candy… C’est nul Candy. Ca fait connasse. Ou salope. Ou les deux. Et je ne dis pas ça parce que mon mec travaille avec une blonde, sosie de Cameron Diaz, qui pousse des petits gémissements dès qu’un trombone l’effleure et qui s’appelle Candy. Non , non, non.
Cela dit, tu ne trouves pas que c’est un prénom qui incite à la débauche ?

Merci d’avance de ta réponse éclairée et éclairante, tant et tant qu’elle en sera forcément éblouissante.

Mayafeels

Commentaire posté sur LADIES ROOM «J’y vais, mais j’ai peur… » par Magadit
 très librement réinterprété par BBC (je n’avais que ça à faire !)



Chère Mayafeels,

Tou
t d’abord permets-moi te féliciter pour la qualité de tes métaphores à mon sujet. Je ne sais pas si je mérite tout ça. Attends, laisse-moi réfléchir deux secondes… Oui, tu as raison : je le mérite grandement !

Pour en revenir au sujet d’importance qui nous préoccupe, et après étude et enquête approfondies à la bibliothèque virtuelle d’Harvard et de BarbieLand, je dois me ranger de ton avis : Candy est un prénom qui incite à la débauche, mais j’irai encore plus loin en avançant que Candy est surtout un prénom de débauchée.

J’en veux pour preuve l’expérience in vivo  menée auprès de Candy, ma chatte ( l’animal j’entends, pas le sacro-saint temple du plaisir, bande d’esprits libidineux ). Et bien voyez-vous Candy ne faisait pas deux  ou trois chaleurs par an comme toute chatte de bonne maison normalement constituée. Non, Candy se laissait aller à plus de cinq poussées hormonales par semestre !
Et vas-y que j’attire tous les mâles du quartier, et vas-y que je miaule comme une chagasse, et vas-y encore que je me prenne pour une Citroën BX dès que l’on me frotte le bas du dos (comprendre, je lève l’arrière train comme si j’avais des suspensions hydrauliques).
En bref, une vraie dévergondée qui a finit sur le trottoir. Ecrasée.

Pour aller au bout de l’expérience, je suis actuellement en train de mettre en perspective le prénom Candy avec d’autres. J’ai donc recueilli à la maison des chattes répondant aux noms de Paris H., Emmanuelle, Clara M., Sandy.
J’en appelle d’ailleurs à vos dons : si vous avez des pilules contraceptives pour félins, je prends. Je ne manquerai pas de vous tenir informés de l’état des mes travaux de recherche.

Chère Mayafeels, souhaite surtout beaucoup de courage à ton homme : les miaulements de Candy en période de chaleur, c’est tout bonnement insupportable. A cet effet, merci de bien vouloir lui transmettre  en signe de compassion ces quelques bouchons d’oreille à mon effigie que je t’envoie.

Chat-leureusement,


Docteur BritBrit Chérie
Maître de conférences sur la portée animale, par lot de 5 ou 6 chatons


__________________________________________


Cher Docteur BritBrit,

Tu ne peux pas savoir comme cela m’a fait plaisir de partager ce petit toast au saumon mariné à l’huile d’olive avec une pointe d’aneth lors du dernier drink de Ladies Room.
Tellement, que j’ai gardé pendant une semaine un petit morceau de poisson coincé entre ma troisième et quatrième molaire en partant du fond en guise de souvenir. Tu es telle que je t’imaginais : exceptionnellement belle physiquement et dans ton âme. Une vraie déesse incarnée.

Voilà pourquoi, je m’en remets à toi. Je suis inquiète : Miss Dominique a perdu 50 kg, mais n’a toujours pas de succès, alors Lady Gaga oui. Que doit-elle faire pour enfin connaître la gloire ?

Merci de ton aide précieuse,

Storia Giovanna


Commentaire posté sur LADIES ROOM «C’est chic d’être ronde ! » par Castor

 entièrement remasterisé par BBC en mode « j’me la pète »





Chère Storia,

Sache que pour moi, ce fût également un réel plaisir de te rencontrer même si j’ai dû signer ta culotte, le Super Kiki en peluche de ton chéri et  promettre par téléphone à ta mère de lui ramener un peu d’eau de Lourdes dans une vierge en plastique, format 20 cl.
Honnêtement, je ne sais pas ce qui a été le plus difficile dans le lot.
Cela dit, c’est avec beaucoup d’amitié, et grâce au chèque que tu as pris le soin de joindre à ta requête, que je m’empresse de répondre  à ta question.

Je pense que le problème de notoriété de Miss Dominique ne trouve pas sa cause dans sa perte de poids. Rappelle-toi, même en version majorée, personne n’en voulait.

Il faut dire que commencer sa carrière avec un nom de pâté pour chat (ndla : Beth Sheba), pour l’échanger avec un prénom qui a fait gloire et déchéance de Sœur Sourire, cela n’est pas forcément de bonne augure. Et puis, chanter à la concorde avec Jeane Manson et Mireille Mathieu pour fêter l’avènement du nouveau président Sarkozy, on a vu mieux comme choix de carrière.

Je crains malheureusement que Miss Dominique soit en état de mort artistique
- pour peu qu’il y ait eu une naissance, ce qui n’est guère certain -, et je suis même prête à parier que quelques collègues se porteraient volontaires pour l’euthanasier. Musicalement parlant bien sûr.

La morale de cette histoire est la suivante : on peut avoir un physique attrayant ou qui l’est devenu et ne pas réussir à gravir les marches de la gloire. Mais l’inverse n’est pas vrai non plus : on peut avoir une tête dégueulasse et rester à tout jamais dans l’anonymat.
La notoriété a une seule et unique clé : une bonne attachée de presse. Celle de Lady Gaga doit être tout bonnement une fille extraordinaire. Réussir à vendre de la soupe en mp3 à la planète entière relève de l’exploit non ?

En attendant, tu peux toujours porter toute ton admiration sur moi ; je ferai comme si de rien n’était.

VIPment vôtre,

Docteur BritBrit Chérie
Spécialité en célébrités déchues, mention Sabine Paturel


__________________________________________

Vous avez des questions, des inquiétudes ou vous souhaitez tout simplement réagir à un article ou sur le fonctionnement de Ladies Room, le docteur BritBrit attend vos mails à l’adresse suivante :


Prochaine consultation le 27 août 2009




NB : Pour les futurs patients, merci de ne pas oublier votre carte Vitale, votre attestation de mutuelle ainsi que votre chéquier et quelques billets (devises acceptées : euros, US dollars, livres sterling only). Pour les CMU, sachez que le cabinet ne consulte pas les pauvres.


Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 00:00




Monologue téléphonique de ma mère :
« BritBrit, on ne te voit plus. A se demander si tu es encore en vie… Tu vois des gens plus importants à tes yeux que tes pauvres parents ? Tu n’as vraiment pas le sens de la famille et de l’amour. Jamais je n’aurais crû t’avoir élevée comme ça. Dis, ça, nous ferait plaisir à ton père et à moi que tu viennes passer quelques jours en Bretagne avec nous. Tu sais, quand on sera morts, tu regretteras de ne pas avoir voulu venir avec nous.
Au fait, je t’ai dis pour la fille de la podologue ? Et bien… blablabla… blabla…Bon pour les vacances, on passe te prendre à 5 heures du matin ? »

Et voilà, comment en l’espace d’une conversation, je me suis retrouvée prisonnière dans la voiture de mes parents, direction la Bretagne Nord.

Arrivée dans 920 kilomètres et 320 mètres.


c d


A 250 mètres, prendre à gauche.    
        

J’ai honte, j’ai honte, j’ai honte ! Moi dans une Xsara !!!...  La dernière fois que cela m’est arrivée, c’était au mariage de ma cousine l’an dernier. Pour rester digne et éviter que quiconque me reconnaisse, j’avais adopté une technique fort efficace de camouflage : le sac Leclerc sur la tête. Mais là, tactique impossible au risque de finir visage bleue et langue pendante à l’arrivée. Hors de question que je ressemble à Schtroumpf Coquet mort !


Tourner à droite, puis continuer tout droit pendant 250 kilomètres.


En mois, d’une heure, j’ai lu tous les articles du Elle. Pour passer le temps, j’ai même été jusqu’à réécrire l’aventure de Fonelle, en plus drôle bien sûr. Je suis tellement savoureuse quand je rédige.  Enfin bref, tout cela pour dire l’ennui me gagne et me fait bruyamment soupirer.


Ma mère, jamais à court d’idée décide de jouer au jeu des départements sur les plaques d’immatriculation des voitures.
-  Comme quand tu étais petite, me dit-elle avec la nostalgie des jours heureux dans le regard.
Je cède devant ses yeux de cocker prêts à lâcher quelques larmes de crocodile en cas de refus.


Au bout de la troisième voiture, je sèche lamentablement sur le 18 (Loir et Cher, préf. : Blois. 314 968 habitants. Principal pôle d’attraction : anciennement Jack Lang).


- Jamais tu n’aurais fait cette erreur à 10 ans, me rappelle ma génitrice. De toute manière, maintenant avec vos ordinateurs, vous devenez incultes ; vous ne savez même plus écrire. De mon temps, on allait à la bibliothèque et pas pour lire des bêtises comme cette Brigitte Jaune…


- Bridget Jones, mam’ !


- Peu importe. La culture cela se construit tout au long d’une vie. Si tu allais à Questions pour un champion, tu n’arriverais même pas à passer la première étape. D’ailleurs, tu te souviens de Marlène, ta copine du CE1 qui a réussi elle, et bien… blablabla…blablabla…


Le sang cogne contre les parois de mon crâne. J’avale discrètement deux Dafalgan codéïnés et un valium. C’est cool, j’suis stone pendant au moins la moitié du voyage.


Attention, radar à 150 mètres (bip, bip, bip).


c d 

 

 

Prenez le rond-point, puis prenez la deuxième sortie à droite. Puis continuer tout droit pendant 167 kilomètres.


Mon père fait la tête. Depuis 15 kilomètres, il ne capte plus Rires et Chansons. Pour détendre l’atmosphère, ma mère décide qu’il est temps de faire une pause à la station-essence pour prendre un café et surtout faire pipi.


- C’est important de bien aller aux toilettes. J’ai lu dans Notre Temps que se retenir était la porte ouverte aux cystites. D’ailleurs, tu te souviens de Josée, notre voisine de quand tu venais de naître, et bien figure toi que… blablabla… blablabla…


Je suis tellement dans les vap’s qu’à peine descendue de la voiture, je me casse la figure sur le bitume. Résultat : mon genou est en sang et je pleure.

Ma mère prend un mouchoir, met un peu de salive pour nettoyer la blessure.


- C’est pas hygiénique, je dis en tentant d’articuler entre deux hoquets.


- Voilà comment ta fille me traite. Elle croit que sa mère est une sale alors que j’ai eu en 1978 le grand prix Ajax ammoniaqué au Mammouth de Tarbes. Même ta mère à toi n’a pas réussi à le décrocher, lance ma mère furieuse à mon père qui, très loin de ces préoccupations, préfère fouiller dans le coffre de la voiture à la recherche d’un paquet de bonbons à la réglisse.


- Grumpf…, fait mon père stoïque, trois réglisses dans la bouche.


Arrivée dans 358 kilomètres et 230 mètres.


c d              


Bip – Bip – bip


- Je vais le passer par la fenêtre ton GPS si ça continue, dis-je en râlant cachée derrière le Femme Actuelle spécial Ménopause (j’ai fini le Prima, dossier « Pot-au-feu et blanquette »)


- Moi je l’aime mon Tomtom, répond l’heureux paternel comme un enfant devant son hamster.


Bip – Bip – bip


- T’entends ? Il merde ton truc.

- Non, il s’exprime, c’est tout.

- Ah…

- Grumpf, conclue mon père avec une réglisse coincée entre les dents.


Bip – Bip – bip


Une heure de route plus tard, tout le monde va mieux. Mon père a réussi à trouver ses bonbons ; je ne sens plus la douleur grâce à un vieil anti-inflammatoire trouvé au fond de mon sac ; ma mère écoute Chérie FM et chante du Delpech. Limite, on a presque l’air d’une famille heureuse et normale.


- C’est toujours la même chose l’autoroute. On ne voit rien du paysage… Ca vous dit que l’on prenne un raccourci par les marais poitevins, demande mon père soudainement plein d’entrain.  J’ai envie que la Xsara vrombisse à travers les petites routes comme dans Turbo. Elle en a sous le capot. 4 étoiles qualité sur Auto-Plus.


- Hum, en quelle année ?, je demande un peu blasée.


- C’est vrai qu’elle est un peu insolente ta fille, dit mon père à ma mère qui approuve en hochant de la tête l’air de dire « je sais, je sais… ».

c d 

 

Arrivée dans 560 kilomètres et 910 mètres.
Cela doit faire à peu près deux heures que l’on tourne dans les marais.


Tourner à gauche, puis prendre la 4ème à gauche. Bip –Bip.


- Cela ne fait pas trois fois que l’on passe devant ce Gifi ?

Le silence me répond.


Bip – Bip. Tourner à gauche, puis prendre la 4ème à gauche.


Tourner à gauche, puis prendre la 4ème à gauche.


Tourner à gauche, puis prendre la 4ème à gauche. Bip – Bip – Bip – Bip.


Tourner à groche, prui rende la tième ..grrrr…grrr… Grrr.
Soudain, le GPS se tait. Une croix blanche apparaît sur l’écran noir quelques seconde avant qu’il ne s’éteigne.


-  Je l’avais dit, je fanfaronne derrière mon Psychologie Magazine « Aimer enfin sa famille ».

- Groumpf…, fait mon père sans réglisse dans la bouche, tout en secouant énergiquement le boîtier.


Ma mère, de très bonne volonté, tente une approche écologique pour nous permettre de retrouver grâce à la mousse au pied des arbres.


- La Bretagne, c’est au nord. Et la mousse pousse au Nord. J’ai appris ça dans mon cours « Géraniums et plantes grasses ». Je savais bien que cela me serait utile un jour. D’ailleurs, avec Geneviève ma collègue…blabla…blabla…


Vroum - broum- broum- broum –Brrrm –Brrm – Brr – pfiouuuuuu…

Ah non, c’est pas le GPS. C’est la Xsara… en panne.


                  c d


Vous êtes arrivés !
claironne le GPS dans le train Bordeaux – Irun.


Bénie soit la Xasara décédée dans les marais poitevins. Je n’ai jamais vu la Bretagne (yes !) et j’ai fait ma B-A parentale.
J’ai juste eu un petit frisson quand ma mère m’a dit : « On remet ça l’année prochaine ? Après tout, tu seras bien contente d’avoir passer un peu de temps avec nous avant que l’on ne soit morts. D’ailleurs, tu devrais prendre exemple sur Nathalie, ta copine de maternelle qui aime ses parents, ELLE ! Et bien figure-toi que… blabla…blabla… ».



Retrouvez l'épisode #1 de "En vacances avec...", en cliquant ici !

Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 17:02
Il faut qu'on m'explique comment avec une tête pareille sur mon passeport, je vais passer pour une innocente victime si jamais je me fais emprisonner à l'étranger pour trafic de drogue ou prostitution ou simple violence sur la voie publique ?



Je voudrais que l'on me rende mon vrai visage qui ressemble peu ou prou à celui ci-dessous ; ni plus, ni moins et en toute modestie. Si, si.
Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 11:16


Il y a des choses qui ne s’avouent pas en société si l’on souhaite être respecté pendant des siècles et des générations entières. Exemples : «  J’adore me gratter entre les orteils de pied à la fin d’une chaude journée » = vous êtes un gros dégueulasse, « Je suis déjà sortie avec un homosexuel. Enfin, il l’est devenu après moi » = vous êtes pour sûr un mauvais coup, « J’ai voté Nicolas Sarkozy » = vous êtes un pauvre con.


Je vous raconte tout ça, parce que dernièrement, à l’anniversaire de mon amie Marie-Odile de la Corday, quand j’ai dit bien fort : « Les musées, c’est chiant. Je préfère encore regarder Des chiffres et des lettres », j’ai immédiatement senti dans les regards réprobateurs que je passais vraiment pour une sombre demeurée.
Heureusement, Marie-Odile m’a refourgué un verre de Bourbon pour tenir ma bouche occupée pendant au moins dix minutes, et a gentiment demandé au groupe de musique de rejouer «Hit the road Jack » deux temps plus vite que la version originale pour relancer l’ambiance.

Une semaine après l’incident sociétal, j’ai décidé non pas de faire mon mea culpa (« Je suis béarnaise » =  j’ai un caractère de merde), mais d’argumenter mes propos. Après, qui m’aime me suive !


1.    Je finis toujours ma visite par la boutique du musée. Résultat, je ressors avec des objets improbables mais horriblement chers, qui finissent toujours dans les fonds des tiroirs.
J’ai ainsi réuni une petite boîte pour dents de lait Joséphine, un collier de Trégounou réplique exacte de ceux datant de l’Age de fer, un presse-papier hiéroglyphes dont même Emmaüs n’a pas voulu, un compas Christophe Colomb en prévision d’une croisière aux Antilles au cas où il me faudrait aider capitaine. Chose, bien entendu, que je ne ferai jamais, le jacuzzi étant bien plus attractif que les cartes marines.

En fait, les souvenirs de musées c’est comme les oreilles de Mickey à Disneyland : quand vous êtes dans les lieux, c’est indispensable. Quand vous êtes à la maison, c’est ridicule.


2.    Je n’arrive pas à m’extasier devant le service de mariage de Madame René Coty.
Non pas que je n’aime pas Germaine (c’est son charmant prénom), qui paraît-il était super sympa et faisait visiter incognito le château de Rambouillet. Mais franchement, son service à vaisselle, c’est « momoche et compagnie ». M’étonne pas qu’elle l’ait refourgué au musée du Louvres… J’espère au moins qu’ils lui ont fait un bon-cadeau Galeries Farfouillettes pour retrouver grâce et dignité dans son placard à assiettes.


3.    Je suis ridicule. Remarquez qu’à la base tout part d’un bon sentiment et d’une curiosité intellectuelle des plus accrues. Parce que je ne veux pas sortir de mes visites aussi incultes qu’à mon arrivée, il m’arrive de prendre l’option « visite guidée ». Damnation pour mon look ! En moins de deux, je me retrouve coiffé d’une casquette orange ridicule qui me fait ressembler à un coureur du Tour de France sans vélo et sans drogue…
Dommage, cela aurait pu m’aider à oublier (la drogue, pas le vélo !) que je venais de croiser Carine Roitfeld, la rédac chef’ de Vogue à qui je quémande depuis 5 ans un poste de chroniqueuse mode, et qui m’a regardé fixement en  esquissant un sourire mesquin. Connasse, j’en veux pas de ton job ! Je préfère mourir cultivée et moche et avec un boulot de merdouille, que d'être belle, célèbre et mise sur un piédestal par toutes les rédactions du monde entier qui s'extasient devant mon style inimitable (soupir de rêverie...)


4.    Je ne peux pas toucher. Et moi, j’adore toucher, approfondir la relation avec l’œuvre par les sens, ressentir la matière. Vous comprenez ce que je veux dire ?
Tiens, c’est quoi ce petit bout de peinture qui croûte sur la toile et qui dépasse ? Grat-grat-grat… Merde, y’a un trou blanc. Personne ne le verra, je vais mettre un bout de mon chewing-gum à la fraise.
Voilà,y'a plus rien si on regarde de loin. Très loin. 


5.    Je ne supporte personne alors que le panel de visiteurs est digne d'un jour d'affluence chez Auchan.
Je n'aime... ni le gars qui se plante avec son sandwich merguez à 15 cm d'un tableau. Ni le gamin qui braille de tout son soul pile à côté de mon oreille. Ni la pouffiasse avec ses Ray-ban qui fait semblant d’être transpercé dans son âme par tout le génie créatif de l’artiste qui a su traduire à coup d’urine oxydée tout le malheur du monde et la sexualité mormonne de sa belle-soeur. Ni le vieux qui se laisse aller incognito et repart sans son odeur ; par contre le nuage toxique a décidé de me poursuivre, laissant croire que c’est moi la cracra du musée. Ni le japonais qui clic-clac Kodak m’aveugle avec ses flash sous prétexte que j’ai une gueule d’antiquité (sympa...). Ni les ados qui se roulent des patins alors que moi, je suis obligée de supplier n’importe quoi qui pour que cela m’arrive.


Bon, je vous laisse. Ma tasse Joconde vient d'exploser dans le micro-ondes reproduisant à la perfection une oeuvre de Karel Appel. Comme quoi le musée, c'est aussi à la maison avec accessoirement en fond sonore le tirage des 7 sept lettres des Chiffres et des Lettres. De l'art improbable en quelque sorte.


(c) Karel Appel Cobra Composition
Par BritBrit Chérie - Publié dans : J'ai testé... - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander

ALLEZ, CLIQUE !

cosmopolitan

LOOK AT THAT

J'Y ÉCRIS AUSSI...

Ma Page sur Hellocoton

SYNDICATION

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés