Voir, lire, entendre

Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 16:56

« Je suis une femme, donc un être multiple» disait Juliette Gréco. C’est en ces  quelques mots, que la chanteuse résumait parfaitement le dilemme des publicitaires d’aujourd’hui pour qui une campagne de communication réussie passe par l’identification et la projection de la cible aux situations et aux produits proposés.

À l’époque de nos grands-parents, tout était bien plus simple pour les pubards. La ménagère de moins de 50 ans était une brave femme au foyer affublée d’un mari dilettante et de quatre mouflets. Son bonheur se résumait à donner du plaisir à toute sa famille grâce à un bon bol de Banania, tout en rêvant d’être Angélique marquise des Anges. 

Vous remarquerez que je passe sur le fait qu’a été bien vite oublié le rôle prépondérant des femmes pendant la 2e guerre mondiale et que le présage des mouvements féministes qui ont secoués les années 60-70 n’a été en rien ressenti.

Mais aujourd’hui, la donne semble bien plus compliquée. Après une multitude d’études très compliquées et très laborieuses à décortiquer, on s’est aperçu qu’il n’existe pas une seule unique Madame Michu (oui, c’est le petit nom dont nous affuble les marketeux, vous apprécierez) mais plusieurs avec des ambitions bien différentes Aïe, il est bien loin le doux temps où l’idéal féminin universel tournait autour de trois mots : mari, maison, bébés.

Alors elle est comment la femme 2008 selon nos publicitaires ? Après analyse, on peut clairement avancer qu’elle est très bizarre et à mille lieues de ce que vous êtes dans la réalité. La preuve en quelques portraits.

 

La Lara Croft des toilettes

Dans le monde merveilleux de la publicité, la femme possède de super pouvoirs. C’est donc vêtue de sa combinaison latex qui met en valeur ses formes forcément parfaites, qu’elle s’attaque bille en tête à l’immonde et odieuse cuvette des toilettes. Grâce à son arme secrète, plus connue sous le nom de Harpic, la saleté trépasse en une simple pression de gel. Elle ressort victorieuse de cette bataille, la mèche bien en place.

Dans la vraie vie, c’est un petit peu différent. Habillée du jogging de vos 16 ans et avec le gel toilette Marque Repère, vous vous dirigez à reculons vers les WC. Entre deux hoquets de dégoût, vous frottez et refrottez pour retrouver le blanc plus blanc que blanc de l’émail. La crasse résiste. Vous grognez et frottez de plus belle. Au bout de 20 min de combat acharné, vous êtes en nage, le mascara dégoulinant et le cheveu poisseux mais les toilettes rutilent. Trop forte !

 

La coquine de la salle de bain

Dans le tendre monde de la publicité, se laver ne relève pas d’un simple frottage de soi avec un gant de toilette usé, mais bien de tout un art érotico-hygiénico-sensuel. L’eau ruisselle sur le corps de la déesse au sublime grain de peau, elle ferme les yeux, soupire de plaisir et caresse doucement son derrière de genou avec une fleur de bain (rien que le terme laisse rêveur). Le temps ne compte plus. C’est - en toute simplicité - un instant de grâce.

Par contre, dans votre vie de tous les jours, c’est illico-presto que vous prenez votre douche. Comme d’habitude vous vous êtes réveillée avec ¼ d’heure de retard ; entre shampooing et savonnage vous pensez à tout ce que vous avez à faire dans la journée : passer au pressing, payer la crèche, finir le budget Trucmuche, nettoyer les toilettes en tenue de guerrière sexy,… Zut, vous avez du savon dans les yeux et ressemblez désormais à un lapin albinos. Pour le côté glam’-affriolant, on repassera.

 

Barbie chevelure de rêve

Dans le même axe que la belle dans son bain de miel, la femme de la pub a tout simplement une chevelure prodigieuse : douce, soyeuse, avec des reflets intenses et un effet gloss qui fait mal aux yeux. Et pour ne rien gâcher, volume magistral et coiffage exceptionnel clôturent le tout. Ce n’est pas Eva Longoria et toute la team l’Oréal qui nous diront le contraire.

A ceci près que vous, étonnamment, ce n’est pas dans un salon de coiffure que vous passez vos journées. Alors entre le métro, le boulot, le portage de mômes, les courses chez Carrouf’ et le sport pour être en forme, votre chevelure ressemble plutôt à un tas de spaghettis tout juste égouttés. Et pourtant vous faites des efforts ; votre salle de bain est un véritable linéaire de masques et d’après-shampooings miraculeux. Le résultat reste cependant le même : consternant.

 

Celle qui perd la tête

Dans le monde idéal de la publicité, la femme en lingerie n’a pas de tête ! Oui, oui, vous avez bien lu. Plus de 200 ans après la Révolution française et 27 ans depuis la mise à la retraite de la guillotine, nos publicitaires étêtent de manière quasi systématique les plantureuses mannequins en sous-vêtements sexy. Tout un symbole !

Sauf que vous, vous avez certes un corps moins galbé que celui de la pauvre décapitée de la pub Aubade, mais il n’empêche que votre tête repose bien sur vos épaules. Bon, elle est pas toujours au top (comprendre pores bouchés, yeux cernés, spots sur le fronts) mais les neurones qui la composent vous permettent de dire merde à tous ses crétins du marketing qui pensent que votre idéal se situe dans la vie rêvée des marques.  Et pourquoi pas au paradis des lapins tant qu’on y est !?!

 

Alors on fait quoi face à tant d’écart entre les femmes vues par la publicité et les femmes ordinaires que nous sommes ? Rien, on ne fait rien.

Parce qu’après tout, s’il y a bien quelque chose qui nous plaît dans la pub, c’est de pouvoir croire que tous les produits dont on nous vante les mérites sont une forme de rédemption à nos soucis quotidiens. Et si cela ne fonctionne pas tant pis, on attendra les prochaines innovations qui nous ferons vraiment devenir des Lara Croft à la chevelure de rêve et au corps magnifique et dont le repos salvateur se trouvera sous une douche aphrodisiaque.

Par Nala - Publié dans : Voir, lire, entendre - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    
Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /2008 18:46



 "PPDA renversé par une Ferrari" titrait excellemment Libération pour parler de l'affaire du plus médiatique et controversé mercato 2008.

L'enfant prodige de TF1 se voit en effet débarquer de la grand messe du 20 heures sans fleurs ni couronnes pour céder sa place à celle qui pourtant claquait la porte de "Sept à Huit"  2 ans auparavant.
Pour une surprise, cela en fût une. Et ce notamment pour les téléspectateurs de "+ clair" qui voyait un Poivre, à peine trois jours avant « l’annonce », jurer fidélité et loyauté à son employeur. En voilà une affaire qui ne manque pas de sel...

 

Alors, doit-on vraiment pleurer toutes les larmes de son corps à cause du grand départ du plus regardé des présentateurs de TF1 ?

Non, si l'on pense que 20 ans passés aux commandes du journal le plus regardé de France, relève un temps soit peu d'un « vice d'information ».

Non, si on juge que la prise de fonction de Laurence Ferrari, dont personne ne remet plus les compétences en cause depuis son impertinent passage à "dimanche +", met à jour les véritables ambitions de celle dont on sous-estimait l’arrivisme démesuré.

Non, si on considère que la plus grosse trahison des chassés-croisés d'animateurs incombe incontestablement au fourbe Julien Courbet quittant sans fracas TF1 pour France 2 pour y faire la même chose.

Non, si l’on sait pertinemment que PPDA trouvera sans problème un moyen d’assurer ses revenus au plus haut niveau sans forcément animer des foires à l’andouillette avec Danièle Gilbert au Cora du coin.

Et enfin non, si on est un coiffeur consciencieux à qui les implants ratés de Patrick font pousser des cris d'horreur dès son apparition. Cela peut vite devenir très usant toutes ses crises d'anxiété capillaires.

 

Mais en y réfléchissant bien, il apparaît que nous avons bien des raisons de nous offusquer de ce « remerciement » aux manières déplorables.

 

  1. Lapix, Chazal et Ferrari = trois blondes autour d’un seul et unique - bel ! - homme, cela risque de tourner vinaigre.
    Loin d’être aussi copines que les drôles de dames, la guerre des Trois risque bien d’avoir lieue. Et nous de zapper pour cause d’excès de blondeur et de bouches en cœur.


    Dernière minute : Lapix quitte le navire TF1 pour Canal +. Je vous l’avais bien dit non qu’il y aurait maldonne ?

 

  1. Plusieurs journalistes s’en font échos ; loin d’être une décision de la chaîne, ce licenciement serait le fait d’un seul et même homme : Nicolas Sarkozy.
    Qu’un président ait quelques caprices concernant les médias, ce n’est pas nouveau, Chirac et Mitterrand nous avaient donné quelques exemples. Mais de là à l’afficher aussi clairement, cela devient limite de l’absolutisme médiatique de la part de celui qui refuse catégoriquement qu’on le qualifie de Berlusconi français.
     


    Après avoir entre autres, poussé la chaîne à s’amouracher d’Harry Roselmack, et avoir placé au sein de la direction de TF1 son ancien directeur de campagne adjoint, Laurent Solly, le petit Nicolas fait clairement le ménage en faisant payer celui qui l’avait outrageusement (?) qualifié de « Petit garçon excité ».

    A noter l’article du JDD paru ce week-end mettant en lumière le club des Quatre prochains pistonnés des médias par l’Elysée et Matignon. Que c’est bon de figurer dans les petits papiers des Grands.

 

  1. C’est également sur les conseils bien ordonnés de Sarkozy que Laurence Ferrari réintègre la Une. Juste au passage, et comme ça parce que cela me passe par la tête, n’était-ce point avec cette jolie journaliste que la rumeur avait prêté une aventure à notre président ?
     

Pour nous rassurer - la chose est sûre et a bien été confirmée par Canal + - PPD restera bien à la présentation des Guignols de l'Info durant 2008-2009. Au moins un mercato qui ne se fera pas.

Et pour tous ceux qui sont en passe à une vraie crise d’angoisse à cette question existencielle et ô combien dramatique, « Mais qui va donc remplacer Virginie Efira à la présentation de la Nouvelle Star ?», je n’aurai qu’une chose à dire : demande à tonton Sarko il aura sûrement une copine à nous refiler.

Crédit photo : Nicouze via Flickr 

Par Nala - Publié dans : Voir, lire, entendre - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Partager    
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 17:58
Vous ne le voyez peut-être pas encore, mais l'été arrive à grand pas. Et qui dit "été" dit plage, soleil, océan qui scintille, surf, jolis garçons qui se promènent le torse nu assorti de magnifiques abdos travaillés durement pendant le reste de l'année. Ahhh...

Alors en attendant avec une patience au bord de la crise de nerf, que les températures estivales soient au rendez-vous, je vous amène avec moi et en musique en direction de la côte Ouest, secteur Biarritz - Anglet - Hossegor.



Café avec vue sur la Grande Plage et shopping entre cops

The Ting Tings - Shut up and let me go

Ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir trainer ses Manolo sur le front de mer. Alors on se met direct en forme avec cette pop colorée et N°1 des tops du moment. Il me grossirait pas un peu le bas de fesse ce bikini Burberry ?




Session de surf...
Offspring - "The kids are'nt alright" / Nostalgie 77 - "Seven Nation army"

Rythmes rock version "j'envoie du lourd comme quand j'avais 15 ans". Avec un peu d'imagination, on peut même voir le clip dans sa tête : wax sur la planche, course vers la mer, rame, attente de LA vague, ride back side, joli tube,... C'est bon, vous y êtes ?

A noter l'excellente adaptation de Nostalgie 77 du très fameux "Seven Nation Army" des Whites Stripes : rythmes au ralenti et voix au bord du précipice, on adopte direct.




 ...ou Session bronzing



Damills - Under my thumb

Après tout, on n'est pas obligé d'être des pros de la glisse pour se payer une sortie Beach sur la plage des Cavaliers d'Anglet.  Alors du rock oui, mais du farniente version bossa nova surtout !




Apéritif ambiance lounge, V.I.P Biarritz...


Stéphane Pompougnac / De-Phazz- Jazz Music (Hôtel Costes, vol. 2)

Aaah le jazz, un cosmo avec petite cerise confite, des amis en Tommy Hilfiger ou polo Lacoste, y'a rien de tel pour profiter des derniers rayons de soleil qui se noient dans l'océan.
Musique snob pour ambiance snob, on assume et on s'en régale.



... ou after session à Hossegor.

Fergie - Mary-Jane Shoes

Le verre de Calimutxo dans la main, les yeux brillants et l'esprit lègèrement grisée par les émotions de la journée, on se laisse tranquillement porter par une musique teintée de reggae amenée par Fergie, la It Girl de la scène pop du moment.




Soirée agitée "shake ton booty"

Bob Sinclar - Rock this party

Electro aux paroles entêtantes, rien de tel pour se retrouver tous ensemble sur le dancefloor,  bobo parisiens et locaux bohèmes (à  moins que cela ne soit le contraire : bobo locaux et parisiens bohèmes...)
Ce succès 2006 "all over the world" n'a pas pris une ride" ; tant mieux on en redemande encore !



Et pour vous remettre tout ça dans l'oreille, on écoute !





Crédit photo : Cat Perguilhem "ZePhare"
Par Nala - Publié dans : Voir, lire, entendre - Communauté : Top Music
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    
Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 16:39

 

Il  y a des moments où il faut savoir se rendre à l’évidence et prendre les décisions qui s’imposent :
arrêtons de participer à l’Eurovision !


D’ailleurs, si l’on en juge la position purement géographique de la majorité des pays participants, on devrait appeler ça l’Estvison ou encore l’Ex-URSSvision.

Loin de moi l’idée d’un « régionalisme européen » où l’Eurovision trouverait son véritable  équilibre au cœur des membres fondateurs du traité de Rome. Non, non, non.Il y a juste qu’après profonde analyse des résultats de hier soir proclamant la Russie élite de la chanson européenne, force est de constater que nous n’avions aucune chance.

Pourtant, cette année, et pour une des rares fois depuis au moins une bonne décennie et demie, je croyais réellement à nos capacités à ramener sur le sol français le précieux trophée que nous avions perdu de vue depuis 1977, grâce à l’étrange « bobo-cannabisé » mais talentueux Sébastien Tellier.

Car oui, après moult « polémiquettes » pseudo politiques – « il est français et il ne chante pas en français. Quelle honte pour notre glorieuse nation ! » -,  c’est aujourd"hui un des meilleurs acteurs de la scène électro musicale actuelle que nous avons envoyé dans la douloureuse bataille de l’Eurovision.
La preuve en est la sublimation exercé par le compositeur auprès de nos amis du très sérieux et très fine oreille magazine Les Inrockuptibles : « Insaisissable transformiste pop », « Trésors d’imagination »,… Eux aussi, ils y croyaient en la victoire de Seb allant même jusqu’à mettre en place le soir-même de la finale un tchat spécial Eurovision. Ont-ils fait ça pour les Fatals Picards en 2007 ? Je n’en suis pas sûre.

Il ne pouvait donc y avoir maldonne, nous ne pouvions finir aux tréfonds du classement comme les autres années. Sébastien Tellier, c’est du lourd !

Sauf que les lourds-là, c’étaient tous les pays qui n’ont pas compris que le but de l’Eurovision est d’élire une belle chanson, avec de  vrais partis-pris musicaux, et non de :

1.     Voter pour le meilleur booty : la Grèce et sa chanteuse aux faux airs de Britney Spears ont fini 3ème ( ?),

2.    Se faire pardonner les douleurs et horreurs du passé. Je ne parle pas du conflit de la 2nde guerre mondiale, l’Allemagne n’ayant même pas daigné nous accorder un seul petit point, mais par exemple de la Bosnie, Croatie et Serbie s’étant successivement rendu la politesse en échangeant entre les eux les très convoités 12 points,

3.    Se remémorer qu’avant ils étaient tous dans la même galère ou du moins dans le même bloc : l’Ukraine vote pour la Russie, la Russie pour la Pologne, la Biélorussie et bien sûr l’Ukraine,

4.    Se prendre pour un juré des championnats européens de patinage artistique. Pour ceux qui ont manqué ce rendez-vous aussi passionnant qu’une élection de Miss France, notre ami russe s’était entouré du triple champion du monde Evgeni Plushenko, qui patinait gaiement autour du chanteur sur une micro-patinoire. Il fallait y penser. L’année prochaine, si année prochaine il y a, je propose de faire intervenir David Douillet sur un tatami en mode tectonik.

Je râle et alors, j’ai des bonnes raisons non ?

Il faut dire que les mauvais présages s’enchaînaient au cours de la soirée.
A commencer par les commentaires  du duo Julien Lepers et Jean-Paul Gaulthier. Je m’attendais à entendre des blagues fines et enlevées, à la limite du politiquement correct, mais nous avons juste eu droit à un festival de « Belle robe » et de « Elle est très jolie cette – au choix - chanteuse/animatrice/ donneuse de point », faisant même une très grossière erreur : « Il travaille avec Timberland » au lieu de « Il travaille avec Timbaland. ».

Et tout cela fût couronné par l’apparition d’un Cyril Hanouna guindée comme une pie qui, pour une obscure raison dont je ne connais ni les tenants ni les aboutissants, était le représentant du jury français. Oui, je sais ça fait mal !

Alors, cher Sébastien Tellier, ne t’en fais pas. Continue de faire gémir ta belle sur tes compositions, de fumer des joints avec les Air et autres Daft Punk et oublie très vite cette 19ème place sur 25 qui n’aura eu pour seul bénéfice que celui de te faire passer des pages des Inrocks à celles de Télé Star. Remarque, je me demande si c’est vraiment bien ce double-effet Kiss Cool… Enfin bref.

Quant à moi, je mets désormais tous mes espoirs en la victoire d’un(e) français(e) à Roland Garros. Ma nature optimiste certainement !

Par Nala - Publié dans : Voir, lire, entendre - Communauté : Top Music
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 11:08
Madonna is back dans les bacs depuis le 25 avril avec son nouvel opus, onzième du nom, un nom qui sonne comme un double-sens à moins que je n'ai l'esprit mal tourné : "Hard Candy".

Après avoir remis au goût du jour il y a déjà 4 ans, le disco avec le très successful "Confession on the dancefloor", la Queen of the Pop nous propose de revisiter à sa manière musiques Rn'B et Urban.
Et pour cela, elle n'hésite pas et s'entoure des meilleures têtes d'affiche du moment, forcément gros producteurs-créateurs-vendeurs de tubes : Timbaland, Pharell Williams, Danja, Kanye West et le "so cute" Justin Timberlake qui prête non seulement sa voix mais aussi son déhanché, sa moue et son corps tout entier à la Madonne (il aurait mieux fait de me le prêter à moi, j'en aurais fait bon usage !).

Ca donne quoi Madonna version confiseries ?
Ne nous y trompons pas, si Madonna est aussi musclée dans son clip, l'extraordinaire "4 minutes" réalisé par les frenchies Jonas et François, c'est bien parce que pendant que les petits copains bossaient sur l'album, elle passait son temps à la salle de gym. Car oui, ce que l'on ressent très bien, c'est une forme de désimplication de la chanteuse, certainement très occupée à sucer des bonbons avec ses mômes après les cours d'aqua-gym.

Elle nous avait habitués à de nouveaux sons, d'étonnants arrangements, des constructions musicales toujours un peu déstabilisantes, mais cet Hard Candy est aromatisé à l'édulcorant "déjà vu" avec l'étrange sensation d'écouter un prolongement de "Confessions on the dance-floor", ce qui au final n'est pas pour me déplaire.
Car oui, il faut aussi voir le bon côté des choses, l'album est parfaitement orchestré, les samples sont efficaces et finalement, au bout de la 3ème écoute, je commence à shaker mon booty sur les très dansants "Beat goes on", "Give It 2 me" et "Miles Away".

Alors, c'est bon cette dernière gourmandise ou ça a un goût de rance ? C'est comme Madonna nous le promet : Hard Candy c'est "sticky and sweet", collant et sucré, comprendre "pas prêt de quitter votre lecteur MP3".

Par Nala - Publié dans : Voir, lire, entendre - Communauté : Top Music
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Partager    

ALLEZ, CLIQUE !

cosmopolitan

LOOK AT THAT

J'Y ÉCRIS AUSSI...

Ma Page sur Hellocoton

SYNDICATION

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés