Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 17:02
Il faut qu'on m'explique comment avec une tête pareille sur mon passeport, je vais passer pour une innocente victime si jamais je me fais emprisonner à l'étranger pour trafic de drogue ou prostitution ou simple violence sur la voie publique ?



Je voudrais que l'on me rende mon vrai visage qui ressemble peu ou prou à celui ci-dessous ; ni plus, ni moins et en toute modestie. Si, si.
Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 11:16


Il y a des choses qui ne s’avouent pas en société si l’on souhaite être respecté pendant des siècles et des générations entières. Exemples : «  J’adore me gratter entre les orteils de pied à la fin d’une chaude journée » = vous êtes un gros dégueulasse, « Je suis déjà sortie avec un homosexuel. Enfin, il l’est devenu après moi » = vous êtes pour sûr un mauvais coup, « J’ai voté Nicolas Sarkozy » = vous êtes un pauvre con.


Je vous raconte tout ça, parce que dernièrement, à l’anniversaire de mon amie Marie-Odile de la Corday, quand j’ai dit bien fort : « Les musées, c’est chiant. Je préfère encore regarder Des chiffres et des lettres », j’ai immédiatement senti dans les regards réprobateurs que je passais vraiment pour une sombre demeurée.
Heureusement, Marie-Odile m’a refourgué un verre de Bourbon pour tenir ma bouche occupée pendant au moins dix minutes, et a gentiment demandé au groupe de musique de rejouer «Hit the road Jack » deux temps plus vite que la version originale pour relancer l’ambiance.

Une semaine après l’incident sociétal, j’ai décidé non pas de faire mon mea culpa (« Je suis béarnaise » =  j’ai un caractère de merde), mais d’argumenter mes propos. Après, qui m’aime me suive !


1.    Je finis toujours ma visite par la boutique du musée. Résultat, je ressors avec des objets improbables mais horriblement chers, qui finissent toujours dans les fonds des tiroirs.
J’ai ainsi réuni une petite boîte pour dents de lait Joséphine, un collier de Trégounou réplique exacte de ceux datant de l’Age de fer, un presse-papier hiéroglyphes dont même Emmaüs n’a pas voulu, un compas Christophe Colomb en prévision d’une croisière aux Antilles au cas où il me faudrait aider capitaine. Chose, bien entendu, que je ne ferai jamais, le jacuzzi étant bien plus attractif que les cartes marines.

En fait, les souvenirs de musées c’est comme les oreilles de Mickey à Disneyland : quand vous êtes dans les lieux, c’est indispensable. Quand vous êtes à la maison, c’est ridicule.


2.    Je n’arrive pas à m’extasier devant le service de mariage de Madame René Coty.
Non pas que je n’aime pas Germaine (c’est son charmant prénom), qui paraît-il était super sympa et faisait visiter incognito le château de Rambouillet. Mais franchement, son service à vaisselle, c’est « momoche et compagnie ». M’étonne pas qu’elle l’ait refourgué au musée du Louvres… J’espère au moins qu’ils lui ont fait un bon-cadeau Galeries Farfouillettes pour retrouver grâce et dignité dans son placard à assiettes.


3.    Je suis ridicule. Remarquez qu’à la base tout part d’un bon sentiment et d’une curiosité intellectuelle des plus accrues. Parce que je ne veux pas sortir de mes visites aussi incultes qu’à mon arrivée, il m’arrive de prendre l’option « visite guidée ». Damnation pour mon look ! En moins de deux, je me retrouve coiffé d’une casquette orange ridicule qui me fait ressembler à un coureur du Tour de France sans vélo et sans drogue…
Dommage, cela aurait pu m’aider à oublier (la drogue, pas le vélo !) que je venais de croiser Carine Roitfeld, la rédac chef’ de Vogue à qui je quémande depuis 5 ans un poste de chroniqueuse mode, et qui m’a regardé fixement en  esquissant un sourire mesquin. Connasse, j’en veux pas de ton job ! Je préfère mourir cultivée et moche et avec un boulot de merdouille, que d'être belle, célèbre et mise sur un piédestal par toutes les rédactions du monde entier qui s'extasient devant mon style inimitable (soupir de rêverie...)


4.    Je ne peux pas toucher. Et moi, j’adore toucher, approfondir la relation avec l’œuvre par les sens, ressentir la matière. Vous comprenez ce que je veux dire ?
Tiens, c’est quoi ce petit bout de peinture qui croûte sur la toile et qui dépasse ? Grat-grat-grat… Merde, y’a un trou blanc. Personne ne le verra, je vais mettre un bout de mon chewing-gum à la fraise.
Voilà,y'a plus rien si on regarde de loin. Très loin. 


5.    Je ne supporte personne alors que le panel de visiteurs est digne d'un jour d'affluence chez Auchan.
Je n'aime... ni le gars qui se plante avec son sandwich merguez à 15 cm d'un tableau. Ni le gamin qui braille de tout son soul pile à côté de mon oreille. Ni la pouffiasse avec ses Ray-ban qui fait semblant d’être transpercé dans son âme par tout le génie créatif de l’artiste qui a su traduire à coup d’urine oxydée tout le malheur du monde et la sexualité mormonne de sa belle-soeur. Ni le vieux qui se laisse aller incognito et repart sans son odeur ; par contre le nuage toxique a décidé de me poursuivre, laissant croire que c’est moi la cracra du musée. Ni le japonais qui clic-clac Kodak m’aveugle avec ses flash sous prétexte que j’ai une gueule d’antiquité (sympa...). Ni les ados qui se roulent des patins alors que moi, je suis obligée de supplier n’importe quoi qui pour que cela m’arrive.


Bon, je vous laisse. Ma tasse Joconde vient d'exploser dans le micro-ondes reproduisant à la perfection une oeuvre de Karel Appel. Comme quoi le musée, c'est aussi à la maison avec accessoirement en fond sonore le tirage des 7 sept lettres des Chiffres et des Lettres. De l'art improbable en quelque sorte.


(c) Karel Appel Cobra Composition
Par BritBrit Chérie - Publié dans : J'ai testé... - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 00:00




De : L’informaticien à nez original

A : BritBrit Chérie

 

Hello Brit,

J’ai eu une nouvelle prime. Ça te dit d’aller à Barcelone avec moi le week-end prochain en tout bien tout honneur? Je paie l’hôtel, tu offriras les tapas pour me remercier. Réponds-moi vite. L’IANO

 

Encore une prime ?! Après le resto, Barcelone. Dire que certains se plaignent de la crise.

 

Je sens que je commence à faire mon petit effet sur l’informaticien que j’aime en secret. Et si je fais le bon calcul : prime d’informaticien = bonus en euros moyen moins = location d’une seule chambre = lui + moi dans le même lit = mariage. L’équation me semble parfaite !

 

De : BritBrit Chérie

A : L’informaticien à nez original

 

Tu me prends un peu de cours. J’avais justement un super week-end avec George C. en prévision. Mais pour toi, je veux bien faire une exception. Biz. BritBrit 

 

 

Jour du départ.

Ca commence bien ! L’informaticien transpire à grosses gouttes pour ranger dans sa Twingo mes bagages. Deux valises + un sac chaussures + un vanity = le strict minimum pour deux jours. Il n’a pas l’air d’accord et continue de ruisseler de partout.

Je lui conseille en rigolant de se mettre du déo. Apparemment, il ne trouve pas ça drôle.


Allez hop, en route !  Je mets un peu de musique pour détendre l’atmosphère. A moi de jouer pour quatre heures d’opération séduction (héhéhé…). J’attaque de front mais tout en subtilité :


- J’suis trop contente que tu ais pensé à moi pour ce long week-end.

C’est à ce moment précis que je sors l’artillerie  « bretelle de soutien-gorge tombante, sourire malicieux en coin et yeux papillons ».


- Ouaip… Je devais y aller avec Vincent, mais sa femme n’a pas voulu. On laisse pas une femme enceinte, qu’elle a dit. C’est nul.


- Ah, Vincent… (grumpffff)

 

C’est bon, je fais la gueule pour le reste du trajet.

Et pour marquer ma mauvaise humeur, je prends un somnifère pour que le voyage passe plus vite.

 Un lourd silence règne dans la Twingo.

 

 

Arrivée à Barcelone

 

Je suis soufflée : l’hôtel a cinq étoiles sur la façade. Décidément, il fait bon avoir des primes dans le monde du virtuel. Je me remets à parler à l’homme avec plein d’entrain pour lui prouver ma reconnaissance.

 

Le voiturier refuse de prendre les clés de la Twingo pour la garer. Il nous indique le parking du personnel tout en nous priant de bien vouloir passer avant à l’Eléphant bleu afin, dit-il, de ne pas montrer qu’il y a des roumains qui séjournent à l’hôtel.

 

Un lavage et deux créneaux ratés entre une camionnette frigorifique et le scooter du livreur de sushi plus tard,  je feuillette le Citizen K avec des lunettes noires dans le petit salon de l'hôtel pendant que l’informaticien récupère les clés des chambres.
 

« C’est qui ? », murmure une vieille peau même pas liftée en me détaillant des pieds à la tête. Gonflée d’orgueil d’être prise pour une star, je gonfle le poitrail au maximum.

« Une pétasse à faux nénés », lui hurle le croulant qui lui sert de mari.

Une larme de vexation coule le long de ma joue. M’en fous, ils vont bientôt crever.

 

 

La Chambre


- Désolé, je n’ai pris qu’une chambre. Voyage-Privé, c’est pas cher, mais bon c’est pas la peine de jeter l’argent par les fenêtres non plus en prenant des chambres à gogo.


- Tout à fait, tout à fait, dis-je avec un air respectable de banquière lubrique en guêpière.


- J’ai demandé un lit d’appoint. Ca t’ira ? Comme je paye, je me suis dit que j’avais droit au King Size, non ?

 

C’est pile le moment où je choisis de dévaliser le mini-bar et créer un cocktail à base de mignonettes de gin, vodka, rhum, Bailey’s et Fanta citron, le tout agrémenté d’un Valium.

De suite, ça va mieux.

 

 

Balade sous le soleil espagnol…

 

L’informaticien est revigoré par l’air méditerranéen. Il décide d’une petite ballade dans Barcelone. J’enfile ma plus belle robe en Liberty et des petits talons du meilleur effet.

 

Oubliés les Ramblas, le Port Vell ou le quartier El born. L’informaticien, transformé en véritable guide touristique, m’entraîne au pas de course à travers les rues de la ville, direction l’ancien site olympique. « Tu m’en diras des nouvelles !, s’exclame-t-il.

 

Après trois heures de marche active, je souffre : mes pieds ressemblent à deux boudins cloqués et mes pores de nez sont en pleine dilatation.

Même la codéine associée à une Red Bull n’y peut rien.

 

 

Retour à l’hôtel

 

Larusso, qui visiblement partage le même hôtel que nous, a l’air écœuré face à mes pieds déformés. Mais qu’est-ce qu’elle a à me suivre cette connasse ? L’informaticien est tout excité de la revoir.

Je la snobe telle une lady Diana vivante devant une Camilla Parker-Bowles moche comme ma tante Arlette.

 

- Tranquille ce soir. On dîne dans la chambre ? me demande l’informaticien plein d’initiative.


- Heu, c’est un peu cavalier, mais OUI !


Vite, vite, où sont mes dessous John Galliano ? Et les présos. Merde, la femme de chambre les a bouffé ou quoi  ? Et le Nutella de corps ?

Mes boudins de pieds courent à travers toute la chambre pour réunir les petits objets magiques d’une nuit rêvée.

 

L’informaticien me regarde l’air émerveillé :

 - Cool… Si j’avais su que cela te mettrait autant en joie.
Y’a un lecteur DVD et j’ai amené les meilleurs buts de l’année 2008. Parce que tout le monde croit que nous, les informaticiens, on n’aime que les ordinateurs. Mais c’est pas vrai, j’adore le foot aussi. Le mieux, c’est de regarder les matchs en streaming…

 

Je ne l’écoute même plus. Je préfère les joies de la Red Bull mélangée cette fois à un Cognac. Original mais goûteux.

 

 

Le lendemain

 

Mon mal de pied ne me quitte plus. J’opte pour une journée tranquille à la piscine pendant que l’informaticien part à Camp Nun pour tenter d’apercevoir Thierry Henri à son entraînement avec le FC Barça.

 

- Hombre, oune Whisky-couca cola por favor !

 

Larusso se pointe, un Ipod à la main. Je sens qu’elle me déteste. Ca tombe bien moi aussi.

 

- Hombre, oune Malibou-Najanja por favor. Que no, DOS ! Et oune sangria. Olé, Olé !

Slurp, slurp… Moi et mon verre, on se sent millionnaires, trilingues français-espagnol-cocktails.

 

J’observe Larusso du coin de l’œil.

Tiens, elle semble plus mince que moi, mais avec plus de cellulite. Enfin, à peine plus menue quand même. Mais plus graisseuse. Oui, mais plus svelte… Peste !

Pour me venger, je décide de faire une bombe dans l’eau pile à côté de sa serviette.

En moins de deux, sa chevelure se transforme en méduse fillasse et sa bouche hurle en fa dièse. C’est horrible !

 

 

Plus tard…

 

- Mais qu’est-ce que tu fais devant l’hôtel ? Et la piscine, y’avait des mouches ou quoi pour faire autant la tête ? me lance l’informaticien tout juste revenu de sa virée.


- Groumpff…


- J’ai eu un autographe de Thierry Henri. J’suis trop content. Ce soir, je vois Larusso pour me signer mon disque dur mobile. La classe quand je vais rentrer au boulot.


- Pas possible.


- Attends, elle a l’air super cool…


- Pas possible j’te dis.


- … ?


- On nous a mis dehors à cause d’une bombe.


- P’tain de Catalans avec leur front de libération de merde !


- Heu, c’est pas tout à fait ça…

 

Le retour en France fut comme l’aller : dans le silence le plus complet. Finalement l’Espagne, ce n’est pas aussi convivial qu’on l’imagine.

 

Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /2009 19:46

Les mots sont loin de suffire pour décrire toute la magie de Saint Sébastien (Donastia). Pintxos, sangria, mer & montagne, et surtout Pintxos, sangria. Mais aussi, Pintxos, sangria. Et je vous ai dit qu'il y avait beaucoup de Pintxos, sangria ?

La preuve...



Mais surtout, il y a des magasins au nom fabuleux avec une clientèle de rêve...




Par BritBrit Chérie - Publié dans : Ma vie en presque vrai ! - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 09:53



C'est pas moi, c'est eux !

Par BritBrit Chérie - Publié dans : Voir, lire, entendre - Communauté : la grande équipe de choc
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